mardi 15 juin 2010

Il est temps de se dire au revoir...!

Ca fait maintenant près d’un mois que je suis rentrée, et il me faut écrire un article pour bien clore ce blog. Le mois écoulé entre notre retour et la rédaction de cet article final témoigne de la difficulté qu’on a tous (eu) à tourner la page de cette année pas comme les autres. Il m’a également permis d’avoir un peu de recul sur ce qu’elle nous a apporté, sur les conséquences qu’elle a eu sur nous. La découverte de l’impact de cette 3A à Washington est sans nul doute bien loin d’être terminée, et pendant longtemps on en découvrira des conséquences: dans nos phrases, dans nos mots, dans nos manières de penser, ou encore dans nos réflexes.

Revenir à notre « vie d’avant » nous a permis à tous de mieux mettre en relief et en avant les découvertes de cette année. Des choses qui à force avaient fini par nous paraître normales mais qui avec le recul ont bel et bien été des nouveautés, source d'étonnement au départ puis devenues des parties de notre vie. En relisant mon blog pour en corriger les fautes (nombreuses, et je m’en excuse), c’est toute une année qui a défilé. Et d'une manière évidente, des choses qui m’étonnaient au début sont devenues parfaitement normales à mes yeux au cours de l’année. Et mon silence progressif à leur sujet en est la meilleure preuve.

Retour donc sur les souvenirs et l’héritage de cette année, en forme de conclusion à mon blog.

Une des premières choses à m’avoir frappée au retour, c’est… ma difficulté à trouver des mots en français, et à les écrire correctement. Pourtant on n’était très loin de l’immersion linguistique totale, pour être honnête. Mais par exemple, je n’ai pas lu un livre en français cette année, et même les articles de journaux que j’ai lu venaient plus du Washington Post que du Monde. Et je suis frappée par la fréquence avec laquelle j’ai un mot sur le bout de la langue sans jamais le trouver, ou encore par des réflexes orthographiques qui sont perturbés par des mots anglais similaires : exemple/example, ability/habilité… sont les exemples les plus récents qui me viennent à l’esprit.

Une autre découverte devenue normale qui est mise en avant par le retour est le mode de vie qu’on avait sur le campus : c’était bouillonnant, ça n’arrêtait pas, on était tout le temps avec des gens et on avait tout le temps des choses à faire. Le retour brutal au calme et chez nous a forcément fait très drôle. Plus de Yates pour aller courir ou simplement jouer au basket. Plus de Lau pour aller (faire semblant d’) étudier mais surtout passer du bon temps. Plus de Leo’s pour toujours manger ce qu’on veut, comme on veut, presque quand on veut. Bien sûr, on a retrouvé la bonne nourriture française, le fromage… Mais que celui à qui les cookies, les pâtes, les pizzas, les burgers, les croques, les glaces ou encore les bagels (et j’en oublie) de Leo’s n’ont pas manqué au moins une fois me jette la première pierre… Que celui à qui les soirées chez untel on ou off campus, les Wine and Cheese ou encore les sorties sur M Street ou Wisconsin ne manquent pas arrête tout de suite de me lire.

Une chose qui me manque et dont je mesure de plus en plus la portée est la chance qu’on a eu, pendant un semestre, d'avoir fait du Congrès américain un lieu familier. Je me souviendrai longtemps de ce que je ressentais en sortant du métro, deux fois par semaine, à 9h du matin. De la fierté, de l'émotion, de la motivation que j'avais à voir apparaitre la figure imposante du Congrès et à m'engouffrer dans nos bureaux: Cannon, Longworth, Rayburn… Le sentiment très agréable de familiarité avec un tel lieu, le bonjour aux policiers de la sécurité en bas : pendant un semestre, on a fait parti, à notre minuscule échelle, de l'immense machine et du fabuleux symbole qu'est le Congrès Américain. Le Congrès Américain…

Je me refuse à terminer ce blog par une longue liste nostalgique des choses qui me manqueront et me manquent déjà parfois. Mais comment conclure sans évoquer ces lieux, objets, symboles qui ont fait notre année ? Ces noms qui, il y a un an encore, ne nous disaient absolument rien, mais qui aujourd’hui ont tous une histoire pour nous, ces lieux où chacun a ses souvenirs. ICC, Southwest Quad, McCarthy, Copley, Healy, Village A (B,C…), GUTS, DOPS, GERMS, Key Bridge, Rosslyn, Mall, Dupont, Tombs, Café Bonaparte... et j’en passe. Et bien sûr : Hoya…

Il m’est extrêmement difficile de parler de ce que cette année nous a apporté, ou plutôt m’a apporté, car je ne veux pas parler pour les autres ici. Pour une bonne raison : je n’en sais rien. Je suis encore dans une phase de transition, qui j’espère touche à sa fin mais qui semble vouloir s’éterniser. Je ne pourrai tirer des conclusions définitives qu’une fois que je serai totalement rentrée, car autrement comment savoir ce qui restera et ce qui partira ? Je ne pourrai donc répondre à la question de l’héritage de cette année que dans quelques mois…. Je n’ai pas eu l’occasion de reparler anglais depuis notre retour. Je pense avoir fait des progrès, mais peut être pas autant que j’aurais pu l’imaginer ou l'espérer il y a un an. J’ai appris énormément sur la politique américaine, et, qui sait, peut-être que l’envie me démangera un jour de commencer un autre blog dédié exclusivement à celle-ci… J’ai commencé cette année avec quelques articles politiques et j’ai beaucoup aimé pouvoir mettre par écrit mes réflexions et l’état d’avancement de la réforme de la santé, qui restera à mes yeux le fil rouge de mon année. Enfin, cette année m’a offert un nouveau prisme, un élément très précieux de comparaison qui me permettra, j’en suis sûre, de mieux comprendre et juger la France, la société française et Sciences Po.

Pour finir, j’aime à résumer l’héritage de cette année par une formule, en me déclarant « blasée à vie ». La vie sur le campus, le stage au Congrès, les rencontres : Obama, Hillary, Biden, Bernanke…On en a vu, du beau monde. San Fransisco, Death Valley, Niagara, Montréal, Ottawa, New York, Los Angeles, Gran Canyon…. On en a vu, des paysages magnifiques, des lieux mythiques, des villes magiques.

Revenir sur cette année c’est se rendre compte de sa richesse, tant en termes d’expériences que d’héritage. C'est accepter les moments de nostalgie et de blues, renforcé par la conviction qu'on a appris beaucoup et par l'envie de tout faire pour revivre ce genre de moments et d'expériences. Pour ma part, j’ai gagné une nouvelle identité : Hoya un jour, Hoya pour toujours… Je continuerai à me sentir un membre de cette communauté et à suivre les Hoyas !

Quelqu’un m’a dit, peut être sur le coup du retour, que ce dernier était trop difficile et frustrant et qu’il valait mieux ne jamais partir pour s’éviter un tel contre-coup. Alors que je m’apprête à partir pour de nouvelles aventures en Angleterre, je ne pourrais être plus en désaccord. Cette année fut pleine et intense. J’en reviens avec des souvenirs et des expériences peu communes. Revenir m’a permis de mettre en relief ce qu’on avait vécu, notamment en comparant notre expérience avec celles de mes amis restés en France : indéniablement, les années n’ont pas la même valeur ni le même apport. Un des sentiments troublants du retour est de retrouver des gens, des lieux et des situations incroyablement familiers, qui n’ont pas changé, mais de les voir avec un œil nouveau. Le sentiment d'avoir vécu une année en avance rapide quand les autres étaient sur lecture normale, et par conséquence d'avoir plus vu, plus vécu, plus changé, aussi. ces retrouvailles se font avec un peu de réticence au départ, et puis le naturel revient. Avec quelque chose en plus pour nous.

Quant à la difficulté du retour, c’est juste la vie et c’est en tout cas tout sauf une raison pour ne pas partir au départ ! Je finirai par une citation dont je tairai la source car vous risqueriez de ne pas apprécier la citation à sa juste valeur : « Every Song has a Coda, a final movement. Every Song ends. Is that any reason not to enjoy the music ? »: “Toutes les chansons ont un coda, un mouvement final. Toutes les chansons finissent. Est-ce une raison pour ne pas apprécier la musique?”. Pour ceux qui reconnaitront la source, le fait que j’utilise cette citation est la preuve ultime qu’on garde des choses du passé, qu’on emmagasine des éléments à chaque étape, et celle-là (celle de la citation) commence à dater !

Voilà, il va être temps de finir ma chanson à moi. Merci à tous de m’avoir suivi car pour avoir tout relu, mes écrits ont été très inégaux… Encore une fois désolée pour toutes ces fautes. Je les mets sur le compte de l’inattention et de l’abandon de la langue française pendant un an, mea culpa. A tous ceux qui s’apprêtent à partir, profitez ! A tous ceux qui reviennent, à bientôt en Master à Pipo !!

dimanche 2 mai 2010

In love with this burger place

J'avais lu quelques commentaires dessus avant. "Pour ceux qui aiment les burgers et les bonnes choses. Pour ceux qui aiment l'Amérique". Check, vérifié. "Un des meilleurs burgers jamais mangés." Check. J'ai entendu quelques commentaires dessus après: "c'était un truc irréel. Stratosférique" (Louise, mais j'ai oublié les mots exacts). Double-check.

Ray's Hell Burger. A ne surtout pas manquer si vous passez par Washington. J'avais proposé à tout le monde de venir, mais finalement on y est allé toutes seules avec Louise: trop de travail, marre des burgers, autre chose à faire..... Dommage!!

Ce fut une aventure dès le départ. Le dimanche il n'y a pas de navette de Georgetown, donc on a dû marcher 30-35 minutes pour y aller. Vous vous dites que j'exagère en parlant d'"aventure". Oui mais on avait les affaires de Louise qui repartait à Dulles juste après. 20 kilos sur le dos ou à tirer, 35 degrés, des pentes. J'ai le droit de dire aventure?? Le Key Bridge, tantôt magnifique tantôt véritable torture selon les circonstances et le climat, était cette fois-ci le pont de la mort.

On arrive enfin à cet endroit. Mal au dos, chaud, la tête encore pleine de l'épisode troublant de West Wing qu'on a regardé avant de partir (celui où Donna est à l'hôpital....). Tout est vite oublié. Les Burgers sont magiques. Bons, très bons. Enormes, bien juteux. Gras comme il faut. C'est à dire qu'il vous faut trois sopalins pour les mains. C'est un double sentiment. D'abord l'impression de manger un vrai, bon burger dans la pure tradition américaine. Ensuite de manger quelque chose d'original, sophistiqué même si j'osais: oignons et champignons fris avec de la sauce au cognac, de la sauce au poivre ou juste du fromage.... Ils ont trouvé la recette magique. C'est vraiment le petit restau qui ne ressemble à rien, qu'il faut connaitre, mais qui résume tellement bien l'Amérique.

Au retour j'ai laissé Louise dans le bus pour Dulles, et puis j'ai repris le chemin du campus. Beaucoup, beaucoup plus légère, ironiquement après un tel repas. Le Key Bridge était redevenu le pont magnifique qu'il est au couché de soleil, avec la vue superbe qu'il offre sur le campus. Notre campus. Le pire ce sont les souvenirs qui se sont accumulés et qui en ce moment me reviennent en mémoire à chaque endroit traversé.
Le Key Bridge pour moi, ce sera pour toujours la traversée du pont en plein coeur de la seconde tempête de neige. Il n'y avait plus de route, on ne voyait même plus les rambardes sur le côté, et le blizzard soufflait et rapportait de la neige sur nous ou la route. Il n'y avait pas une voiture. Pas un chat dehors. Simplement des Hoyas. Des lignes entières de Hoyas qui tentaient tous d'aller au match de basket en centre-ville. Les joueurs étaient tellement surpris de nous voir aussi nombreux qu'ils sont venus dans les tribunes nous remercier. Oui, pour moi le Key Bridge, ça sera pour toujours ces processions de Hoyas prêts à affronter la tempête et un pont qui sait être très inhospitalier, dans une ambiance de fin du monde, pour aller voir Georgetown battre Villanova un jour de Février.

Il faisait 35 degrés tout à l'heure, et c'est à ça que je pensais. Nombreux sont les endroits où j'ai des souvenirs ici, des scènes ou des moments qui me remontent en mémoire lorsque j'y remets les pieds. C'est le signe qu'on y est chez nous, mais aussi que ça a toujours été temporaire, qu'il est temps de partir.

In love with this burger place? Vous pouvez enlever le burger de cette phrase! Ne touchez pas à ceux de Ray's Hell en revanche...

vendredi 30 avril 2010

Georgetown Day


C'est une quasi tradition à Georgetown. Tradition parce qu'on nous en parle depuis des semaines, avec de l'excitation et de l'impatience dans la voix. Quasi parce que l'évènement ne fêtait "que" ses 10 ans cette année, et qu'à l'échelle d'une université comme Georgetown, c'est encore un peu trop jeune.

Reste que cette journée est un peu spéciale. Georgetown Day, comme on dit Mother Day ou President Day. On célébre Georgetown, on se dit "Happy Georgetown Day".... Un concept pas évident à saisir. On fête la fin de l'année, on boucle la boucle en retrouvant l'ambiance Disneyland que j'avais évoquée au début de l'année. Sauf que là, c'est la fin, tout est plus familier, donc c'est au final différent.

On a commencé notre journée en se levant à 9h, ce qui est extrêmement tôt pour nous. On a rejoint Dorine et Anne pour aller prendre un breakfast dans l'appartement d'une copine du basket. Elle avait fait des pancakes au chocolat... grandioses. On a bu du jus d'orange, certaines ont bu du Mimosas. Derrière ce joli nom à l'apparence tout à fait innocente se cache un mélange de jus d'orange et de champage... A 10h du matin. D'autres qui sont parties avant qu'on arrive avaient bu de la bière à l'entonnoir... avant d'aller en cours.
Car les cours ne sont pas suprimés. On fait juste la fiesta entre les cours. L'alcool est interdit, mais les étudiants savent trouver des combines parce que je peux vous affirmer qu'on en a croisé qui étaient très, très bien faits... Dont certains torse nu qui faisaient une choré dans la fontaine en se jetant dedans et les filles qui ensuite se sont étalées en plein cagnard sur le pavé pour sécher.... Dans les gourdes, il y avait quoi, dites?

Georgetown Day c'est d'abord de la Free Food partout sur le campus. A vous de partir à la recherche des surprises: burgers, hotdogs, pizza, glaces, barbe à papa, canettes, pop corn.... C'est aussi plein de structures gonflables mises en place pour les grands et les petits. Car Georgetown Day, c'est la célébration de la communauté Georgetown et les enfants du personnel sont conviés, et nombreux.

On a donc fait joujou avec Dorine sur les gros machins gonflables (merci à elle d'avoir été la seule assez courageuse!!^^), j'ai aussi mis quelqu'un à l'eau. En gros la personne est assise en hauteur et si avec une balle vous touchez une cible son siège s'afesse et la personne tomber à l'eau.... Des profs, des jésuites jouent le jeu!

On a pris des centaines de photos dont les meilleurs sont sur Facebook. Je vous en mets quelques unes:


Breakfast chez les filles du basket





J'ai trouvé un short G!!! Mais je l'ai pris en bleu après moultes hésitations (nan en fait je checkais juste la taille avec le rose^^)

LE jeu pour les gros sadiques... Je n'ai pas résisté

Big Jack gonflable était de retour!






Le doudou-qu'il- faut-mettre-au-micro onde (ne me demandez pas trop je n'ai pas trop suivi) qui suis Anne. C'est son fil rouge photographique à elle lors des voyages! Sur les genoux de John , après une petite séance d'escalade :)






Bon ben voilà, c'était bien. Dorine, Anne et Louise ont eu une journée vraiment typique du campus, de celles qu'on voit dans les films. Moi j'ai retrouvé l'atmosphère du mois d'Aout, mais il m'est quand même très difficile de comparer. Je ne m'y risquerai donc pas. S'il vous faut une conclusion, je dirais que Georgetown Day, c'est encore une illustration de la communauté Georgetown. Des Jésuites qui se mettent à l'eau, des gamins des gens qui nous font à manger comme ceux des profs qui s'amusent sur les structures et qui se savaient plus où donner de la tête niveau nourriture, un évènement dont tout le monde parle depuis deux semaines et qui fête mine de rien ses 10 ans, une scène avec des groupes et des chanteurs de Georgetown, des moments assez savoureux qui vous arrachent inévitablement un "ils sont tarés ces ricains": ils sont forts ces ricains!
Beaucoup étaient bourrés, ça c'est sûr. Comme on dit ici, Georgetown Day made my Day. Ca valait le coup de se lever à 9h, et que le réveil fut dur (il faudra que je vous raconte la jap et son réveil un jour....)!!


vendredi 16 avril 2010

Des nouvelles....


Qui n'auront rien d'originales.
L'été est bien arrivé à DC: le soleil et la chaleur semblent installés, on frôle les 30 degrés régulièrement.... et ça rend le campus assez agréable à vivre. Mais ça, je l'ai déjà dit.
Le dernier mois ici est arrivé aussi. Mais ça, je m'y attarderai (et j'y penserai) plus tard.

Il y a une semaine, les parents de Simon étaient là (et ils ont réussi à repartir entre les cendres du désormais célèbre volcan islandais!). On était donc invité chez Simon, qui vit dans une maison à 5 minutes à pied du campus.
On arrive chez lui et son colloc' nous demande ce pour quoi on aimerait être célèbre plus tard. Si mes nouvelles ne sont pas originales, cette entrée en matière chez Simon l'était!! Mais ce cher monsieur était étudiant en psychologie, en train d'écrire un mémoire. Il était en plus très sympa donc on lui a largement pardonné cette légère excentricité initiale!!
Un autre colloc de Simon est mondialement connu. OK, peut-être pas, mais il est très connu entre nous. Je n'ai absolument aucune idée de pourquoi: il est prof d'allemand à Georgetown (un des meilleurs?), il est jeune et mignon... Il faudrait demander au psy pourquoi un mythe s'est créé autour de ce Jens...

Bref, revenons à nos moutons. On était invité pour un BBQ. C'était le jour où l'avion polonais s'est écrasé, c'est comme ça que je m'en souviens. On part ensemble du campus, on passe acheter des chips et du jus de fruit et on est parti vers chez Simon (non sans transpirer sur le chemin... il faisait très chaud!).
On arrive chez Simon et tout était prêt. BBQ à l'américaine, ou barbec à la française parce que nous aussi, les barbecues, on sait faire!!!
On fait connaissance avec les parents de Simon. Doug le pauvre est le seul à ne pas parler français, mais on fait des efforts pour lui parler et le maintenir dans les conversations. Il fait des efforts de son côté et chapeau à lui d'être venu et resté!!

Il y avait beaucoup à manger, et c'était bon: merci à Simon et à ses parents!! :)




Finalement, je me demande si le barbecue est plus typique des USA que de la France.... c'est vrai, on aime ça aussi, en été, faire des barbec chez nous!! Il y aurait une étude à mener....

Aujourd'hui (saut dans le temps) sur le campus, il y avait des mini olympiades de la semaine internationale. Bon en fait il n'y avait que les membres de la Global Living Community (un groupe d'une trentaine de personnes, américains et internationaux, qui vivent ensemble et font plein de trucs super géniaux -oui , c'est un peu ironique, mais ça doit dépendre des années- ensemble). Bref lorsque j'ai appelé Valérie pour lui demander si elle voulait venir manger avec nous, elle m'a dit qu'elle aurait aimé mais qu'elle devait "aider sa communauté". Que c'est joli. Hors contexte, c'est même extrèmement puissant :)

Alors avec Pauline on a été voir Valérie s'amuser sur les front lawns du campus. Ca avait l'air drôle (pas d'ironie là-dedans, me sens-je obligée de préciser) mais on a trouvé encore plus drôle: filmer Valérie à l'insu de son plein grès. haha. Je vous mets une photo, les vidéos sont sur facebook (apparemment c'est un atteinte au droit à l'image de ma part et je risquerais un procès en France.... allez savoir):




Enfin et il faut que j'en parle, ce soir sur le campus il y a un "big event": le relay for life (relai pour la vie pour ceux qui sont vraiment nuls). Ca fait des semaines qu'on nous bassine avec ça, mais on a décidé d'observer de l'extérieur. En gros c'est un évènement pour lever des fonds pour la lutte contre le cancer (tout de suite, on passe pour des grosses méchantes d'être resté à l'extérieur). Il faut donner 15 dollars, joindre une équipe et ne pas dormir de la nuit. Ils sont tous dehors en ce moment, sur les terrains extérieurs de Georgetown. Il y a des ballons violet et blanc (devinez..... les couleurs du relay!!) partout, des affiches, des citations, des gens avec des tee shirt partout, impossible à manquer!! Surtout pour moi parce que tout ça se passe sous mes fenêtres... Je vais passer une excellente nuit :)
Ah oui petit détail: j'ai déjà mentionné qu'il faisait très chaud. Le seul petit problème c'est qu'il fait TROP chaud , justement. Et que le soir, et bien ça pète. Il y a de l'orage, et de la pluie qui tombe. Ballo. Enfin ça n'a pas l'air de les déranger...




Voilà pour les dernières nouvelles!! Et parce que ça fait un mois que je vous saoûlais avec du basket et de la politique, vous les avez bien méritées!


lundi 5 avril 2010

Que dit-on maintenant? Madness ne suffit plus.


March Madness, c'est fini. Et je ne pensais jamais pouvoir vous dire ça au soir de la défaite de Georgetown, mais ça a été magique!!

Le tournoi de cette année était qualifié d'un des plus beaux tournois avant la finale de ce soir.
Et ce soir, on a eu le droit à un "classic". Les conditions étaient réunis, le match a suivi. Un match où pendant les 5 dernières minutes vous tremblez et ne respirez plus. Même ceux qui ne connaissent absolument rien à ce sport.
C'est à se demander s'ils font exprès, s'ils n'écrivent pas le scénario à l'avance.... Ils sont forts!

Un des moments très forts de ce Final Four s'était déroulé en demie finale: la star de West Virginia, loué pour ses qualités extra-sportives autant que sportives, se pète les ligaments croisés à 10 minutes de la fin du match et à un mois de la draft NBA. Son coach, détesté de tous sauf de son équipe et de son Etat (un Etat très pauvre, connu pour ses mines et ayant pour seule équipe de haut niveau cette équipe de basket), un lourdeau pas beau pas gentil voir très méchant, s'approche de lui. Le joueur est allongé en train de se tordre de douleur, le coach lui monte dessus, littéralement, et pendant deux minutes lui caresse le visage et à deux millimètres de sa bouche (sérieusement, j'ai cru que...) lui murmure des choses gentilles. Très émouvant.
On a également eu Obama à la mi-temps en train de faire un match avec le journaliste et disant qu'il regarderait les 3 matchs du Final Four (comme beaucoup, beaucoup de gens) et en parler.
On a eu la mère d'un joueur de Duke dont le père décédé a gagné le championnat il y a 15 ans dans le même gymnase que celui où se déroule la finale de ce soir.
Et puis on a eu cette épopée Butler, le remake du film qui se passe dans les mêmes gymnases.

Je pense que vous l'avez remarqué, je n'ai toujours pas donné le score final. Parce que ce soir, les deux équipes ont gagné.
Tout le pays était pour Butler.
Tout le match était serré, le leader changeait souvent. Un match défensif, physique, possession par possession, où rien n'est facile, on souffre à chaque attaque et au final on a un peu de mal à respirer. Un vrai match de tranchées.
A 5 minutes de la fin, Duke prend de l'avance: 5 points. Dans un match aussi tendu, un gouffre.
Mais Butler revient. On ne sait pas trop comment. A 15 secondes de la fin, +1 pour Duke, possession Duke. Shoot. Loopé, rebond? On ne sait pas trop, bataille et le ballon touche le pied d'un mec de Duke avant de sortir.
Balle pour Butler, à -1!! Ils vont le faire. Dans mon étage, j'entends des cris. Je reçois un texto de quelqu'un qui ne regarde jamais le basket et me dit "quel sport de fous!!!". Je vous l'ai dit, tout le monde est pour Butler. Dans le stade 70 000 personnes ne respirent plus. Nous non plus, d'ailleurs. Electrique pendant toute la seconde mi temps, l'atmosphère devient franchement irrespirable.

Shoot de leur meilleur joueur, loupé de peu. Rebond Duke, faute, lancers pour Duke. On se dit que ça va être difficile...
Le joueur de Duke met le premier, et loupe le second pour perdre un peu de temps.

Et là........ On a failli basculer ailleurs.
Il reste 3s. Rebond du meilleur joueur de Butler, qui dribble et prend un shoot du milieu de terrain voir avant, à l'arrache. Le ballon fait le tour du cercle, une fois, deux fois.... et sors. Terrible. D'après des calculs fait après le match, à 2 centimètres prêts le ballon rentrait, à un angle de 10 degrés prêts Butler gagnait.
Le pire est que le shoot final ai était aussi improbable, aussi difficile, aussi impossible.... et aussi proche.
Je ne sais pas ce qu'on aurait vécu, lu, raconté, filmé, écrit si ce shoot était rentré. C'était déjà une histoire magnifique avant. C'est devenu une grande Histoire pendant. Ce shoot nous aurait fait rentrer dans une dimension que je n'ose même pas imaginer, dont les équivalents que je pourrais vous trouver dans toute l'histoire de tous les sports se comptent sur les doigts de la main...

Pfoua. Avec des si on mettrait Paris en bouteille mais le problème c'est que Paris est déjà dans la bouteille sans le si dans notre cas. Avec le si on aurait mis le monde entier dans la bouteille :)
Bravo a Duke, mais surtout merci à Butler!! Il est minuit sur la côte est et je vous garantis que peu de personnes sont capables d'aller se coucher tout de suite....

Pour ceux que ça intéressent (et pour moi m'en souvenir) quelques articles pré et post game:

Pré game:
Salaire du coach de Butler: 400 000
Duke: 4 Millions.
D'autres comparaisons marrantes, et belle mise dans le bain.

post Game:
Juste pour le premier paragraphe:

Sur ce qui aurait pu être si le dernier shoot était rentré (le mec est encore pire que moi sur la portée du truc!!):


Article en français:


ARTICLES (dans l'ordre):



Title Game Look Ahead: Butler vs. Duke clash of opposites

April 4, 2010
By Gary Parrish
CBSSports.com Senior Writer
Tell Gary your opinion!

INDIANAPOLIS -- Tracy Stevens was sitting in her hotel room late Saturday, just waiting for her husband to return so she could tell him goodnight before taking the kids home. They still have bedtimes, you know, even in these unusual times for the Stevens family, Butler University and college basketball, in general.

"She was just kind of staring at the wall when I walked in," said Brad Stevens, otherwise known as Tracy's husband, Kinsley's and Brady's father, and Butler's basketball coach. "Then she kind of stared at me like, 'You guys are playing for the national championship.' "

Brad thought about this for a second.

He tried to let it soak in.

That's what his friends are telling him to do.

But like any coach, he quickly snapped back to reality.

"Yeah," Brad said. "But we're playing Duke."

Absolutely, Butler is playing Duke. At Lucas Oil Stadium. On CBS. For the national championship.

It becomes more unbelievable each time I type those words, more unbelievable each time I think about how this has unfolded. The same Horizon League school I watched lose to Minnesota and Clemson over Thanksgiving and finish sixth in the 76 Classic is now one win away from a national championship, and the team in Butler's way just so happens to be the most recognizable and important basketball program of the past two decades, a program led by a man who will someday be the sport's winningest coach if he chooses to coach long enough.

Far as championship games go, it doesn't get much better.

Let's do the National Title Game Look Ahead.

The matchup: Duke vs. Butler
Tipoff:
9:21 p.m. ET
Network:
CBS
Records:
Duke 34-5, Butler 33-4
Favorite:
Duke (-7)
Only team to beat both teams:
Georgetown (beat Duke 89-77 and Butler 72-65)

Neither team was supposed to be here

Preseason AP ranking: Duke No. 9, Butler No. 11
Postseason AP ranking:
Duke No. 3, Butler No. 11

This is an unusual title game for a variety of reasons, among them: neither participant was ranked No. 1 during this regular season. Duke never got higher than third. Butler never got higher than 11th. The four schools that spent time at No. 1 this season were Texas, Kansas, Syracuse and Kentucky. They lost in the first round (Texas), second round (KU), Sweet 16 (SU) and Elite Eight (UK). Duke and Butler were third and 12th in the RPI on Selection Sunday.

The differences in the coaches

1. Mike Krzyzewski has been coaching 35 years. Brad Stevens has been alive 33 years.
2.
Mike Krzyzewski makes $4 million per year. Brad Stevens makes less than $400,000 per year.
3.
Mike Krzyzewski has five grandchildren. Brad Stevens has two children under the age of 5.
4.
Mike Krzyzewski has authored eight books. Brad Stevens has read some of them.

"On our way to Italy, I read The Gold Standard, the one he wrote about the Olympic experience," Stevens said Sunday. "As a coach, you're always studying other coaches."

Later Sunday, Krzyzewski was told Stevens read his book.

"I've already put a pre-order in for his book," Krzyzewski joked.

The differences in the prospects

You've probably read that Duke has six McDonald's All-Americans compared to Butler's zero, but that statistic alone doesn't properly capture the gap in recruiting between these two programs. Using Scout.com's ratings, Duke signed 13 prospects rated as four-star or five-star prospects from 2006 to 2009. Butler's best were a couple of three-star prospects (Matt Howard and Andrew Smith). The average recruiting ranking of Duke's five starters is 4.6. The average recruiting ranking of Butler's five starters is 2.2. For next year, Duke has two four-star recruits, one five-star recruit, and a junior college transfer set to enroll. Butler has one three-star recruit and two two-star recruits on the way.

Do you recognize these names?

Gordon Hayward is widely considered the Final Four's best NBA prospect even though (as noted above) he hasn't always been thought of that way. Scout.com had Hayward as a two-star small forward in the Class of 2008. DeMar DeRozan (NBA), Scotty Hopson (Tennessee), Devin Ebanks (West Virginia) and Al-Farouq Aminu (Wake Forest) ranked first, second, third and fourth at that position in that class. Five other players ranked ahead of Hayward at small forward were Drew Wiley (2.2 ppg at Oregon), Ray Willis (2.4 ppg at Oklahoma), James Southerland (3.1 ppg at Syracuse), Gideon Gamble (3.6 ppg at Winthrop), and Dallas Elmore (3.9 ppg at Boston College).

The breakdown

Duke will win if ... Duke plays the way it played against West Virginia. That's the simplest way to put it. The Blue Devils are more talented and more explosive, and they looked better in the national semifinals. If Jon Scheyer, Nolan Smith and Kyle Singler get going -- and if Brian Zoubek gets double-digit rebounds like he did against West Virginia -- Butler won't be able to score enough to keep up. Seventy points will get it done. That should be the goal for Duke. Get to 70 and grab the trophy.

Butler will win if ... Butler keeps Duke in the 60s and figures out a way to control at least two of Duke's big three, because that's the key to beating Duke. Wisconsin let Singler get 28 back in December but limited Scheyer and Smith to a 7-of-24 shooting performance in a 73-69 victory. Butler would be wise to take a similar approach, and the Bulldogs must keep Duke off the offensive glass. That could be difficult if Matt Howard sits out with a concussion, but I suspect he'll at least try to play. If he plays well, Hayward shoots well, and Ronald Nored guards well, the Bulldogs could pull off this upset and conclude one of the greatest runs in NCAA tournament history.

The winner will be ... Butler

Final thought: The reason the general public isn't giving Butler a chance is because people tend to react to what they just saw, and what we just saw is Duke play as well as it could play against West Virginia while Butler looked hopeless on offense against Michigan State. Thus, Duke is the overwhelming favorite. But it should be noted that Duke hardly looked great against Purdue in the Sweet 16 or Baylor in the Elite Eight, and that Butler spent those rounds beating Syracuse and Kansas State. So if Duke can nearly lose to Purdue and Baylor, and Butler can beat Syracuse and Kansas State, is it really insane to think Butler can beat Duke?

Answer: No.

Not in this season.

Not in this tournament.

Not in this city with these fans.

Plus, to pick Duke would be to pick against Butler.

And, let's be honest, what fun is it at this point to pick against Butler?



It was nearly the greatest ...

FordeBy Pat Forde
ESPN.com
Archive

INDIANAPOLIS -- You thought it was going in, didn't you?

I did. From my angle on press row, I thought when Butler's Gordon Hayward rushed up the right sideline with the ball, and teammate Matt Howard leveled Duke's Kyle Singler with a crushing blind-side screen, and Hayward suddenly was clear at midcourt and went off his left foot and extended his right arm and sent that prayer arcing through the Lucas Oil Stadium air toward the hoop ...

... I thought it was in.

It was almost the exact same press-row angle I had 18 years ago, behind Christian Laettner, when he hit the most famous shot in NCAA tournament history. Knew that one was good when he shot it.

Thought this one was, too. Thought Laettner's shot had just been trumped. Thought this was "Hoosiers" on screenplay steroids.

I thought that shot was going in for every small school out there that never had a chance to get here. I thought we had attained basketball nirvana -- the greatest game-winning shot in basketball history to climax the greatest story in basketball history. And, what the heck, give us the greatest ending in athletic history.

I thought it was in. And from his vantage point on the floor, Singler feared it was in, too.

"It looked good," Singler said. "It was just one of those things where you're wishing, hoping, it doesn't go in."

Singler wished and hoped. Hayward wished and hoped in the opposite direction. Most of the human race sided with Hayward.

"There was no doubt that I thought that ball was going to drop," Butler guard Ronald Nored said. "I was just sitting down waiting for it to go in."

As the ball descended with stunning accuracy, it looked like it might go glass-net-floor.

And then it missed. Glass-rim-floor. No soft, fairy-tale landing in the nylon.

Reality wins. Duke wins, 61-59.

But Butler wins, too. And the maligned sport of college basketball, a greasy enterprise in recent times, wins a renewed level of nobility. And every small school wins the license to dream Butler dreams.

An incredible NCAA tournament ends on a shot that could have made this game the greatest ever, but instead ends as a mere epic.

"I've been fortunate enough to be in eight national championship games, and this was a classic," Duke coach Mike Krzyzewski said, gracious as always in victory. "This was the toughest and the best one. My congratulations and empathy are with the Butler team, who played winning basketball. It was a game we won, but they didn't lose.

"I think it will become an historic game, a benchmark game."

On ESPN Classic

ESPN Classic will rebroadcast the 2010 men's national championship game between Butler and Duke as its Instant Classic on Tuesday, April 6, at 5:30 ET.

It's a game we'll talk about until we're done talking about basketball. We'll remember the sustained drama, as 70,930 fans shared the same tension-drenched air for more than two exhausting hours. We'll marvel at the fact that the largest lead of the night was six points. And that it was a one-possession game for 31 of the 40 minutes. And that both teams attacked each other with a beautiful savagery.

"It was the toughest game we played all year," Duke's Jon Scheyer said. "I can't imagine what those guys are feeling like. They gave everything they had, just like we did."

We'll talk about a different Duke team than Krzyzewski's three other champions at Duke -- less glamorous, more gritty. Never once all season did Krzyzewski call this team great -- until the postgame locker room, when the Blue Devils had the championship nets to prove it.

But even more than the winners, we'll talk about the losers. Because it was Butler that elevated this story to something unique, something special. It was Butler that lived up to a moment far beyond the reach of most schools of its ilk -- a 4,200-student university right here in Indianapolis, with scant tradition, a modest budget and mid-major conference affiliation.

Duke won the game. But Butler, the distinct underdog in every measurable manner, turned what some thought would be a mismatch into a near-miracle.

The Bulldogs spent much of the second half on the ropes -- seemingly one Blue Devils back-breaking basket from losing touch. But their brilliant half-court defense -- blur-quick hands, fast feet, stout bodies, near-perfect communication and rotations -- would not relent. Befitting a team that has not lost since December, they would not go easily.

Down 47-43, Butler did what Butler does. It got a stop.

Down 51-47, Butler got a stop.

Down 56-51, Butler got two stops.

Down 60-55, Butler got a stop.

And then another, at 60-57. And finally, with the deficit down to a single point and less than 40 seconds on the clock, Singler flashed across the lane for a very open jumper at the elbow, which he very shockingly missed by a mile. Barely grazed the rim.

After the umpteenth all-out scrum for the rebound went out of bounds off Duke center Brian Zoubek's large foot with 33.7 seconds left, Butler had its mind-blowing chance at immortality.

After consecutive timeouts with 13.6 seconds left, Butler put the game in Hayward's hands. He's been the Bulldogs' best player all season, and this was his time.

Hayward tried to go left and was walled off. With the ball-handling skills of a guard, the 6-foot-9 Hayward went back to his right. The 7-1 Zoubek stepped forward to impede his path. Hayward dribbled to the baseline, faded back and lofted the shot over Zoubek's long arm.

"Felt good," Hayward said. "Looked good. Just wasn't there."

The shot caromed off the far side of the rim and into the hands of Zoubek. Butler lunged to foul him with 3.6 seconds left. Zoubek, a senior whose career was stunted for years by injuries, went to the line and made the first.

And then Krzyzewski made his only bad decision of an expertly coached game.

He instructed Zoubek to intentionally miss the second free throw -- exposing his team to the prospect of sudden death on a last shot, instead of trying to secure nothing worse than a tie.

Asked if he was surprised by that decision, Butler coach Brad Stevens said, "A little bit."

The rest of us: a lot.

And when Hayward corralled that intentional miss and peeled out of the lane to the right sideline, and Howard dropped Singler like a stone, there was one last chance for the ending beyond anything we've ever seen.

"Matt did a great job of getting me an open look," Hayward said. "I just missed it."

Asked whether the glorious run to this point will outlive the pain of defeat, Hayward said no.

"For me [the strongest memory] is going to be the loss," Hayward said. "Hate losing."

Stevens' description of his players: "They're crushed. I mean, this matters."

It does matter. But it also matters in the grander scheme, and from that standpoint, this was a victory.

One day, we may look back at this as the game that ushered in a new powerhouse in Butler. But not just that -- it may usher in a new era of college basketball.

An era where the Butlers of the world can push the Dukes of the world to the absolute brink, for the highest stakes. An era where excellent coaching and smart recruiting can take midlevel programs further than they've ever been. An era where, as Stevens said, "anything can happen in a basketball game."

The most outlandish of all possibilities almost happened here Monday night. Almost.

But as good as it looked, the last shot didn't go in.




What Might Have Been

Posted on: April 6, 2010 12:28 am

Edited on: April 6, 2010 1:29 am

MATT JONES

Of All the Words of Mice and Men, the Cruelest Are 'It Might Have Been'

As Gordon Hayward's desperation halfcourt shot banked just a little too hard off the backboard, Kurt Vonnegut's famous phrase from "Cats Cradle" came into my mind. Right now all over the country, people are praising Coach K and his Duke Blue Devils for their fourth title, putting the coach in rarified air amongst his peers and moving Duke past Kansas into sole possesion of fourth all-time in NCAA titles. But I don't care about that. Let the other writers celebrate the winner and crown Coach K the mightiest to ever walk the floor.

I will instead focus on the losers and how close they were to unmatched glory. Think for just a second what would have happened if Hayward hit his shot. It would have set in motion a celebration that would have likely never been topped in NCAA Tournament history. 72,000 in attendance would have joined every American who didnt have a personal connection to Duke University in an unadulterated glee ride celebrating the utlimate victory for the little guy. A small private school in Indiana, filled with players who were not recruited by the big boys and were never considered able to make it this far, had found a perfect ride to the Championship game and in the process, taken down the evil empire of college basketball. It is such a perfect story that it simply does not seem real. But the joy that would have emoted from Lucas Oil stadium would have been real and might have been unsurpassed in sports since the 1980 Miracle on Ice.

Disagree? Think of a better example of an entire country rallying around a story and celebrating together. I can't think of one. In our territorial notion of sports, we celebrate victories over other areas of the country and loyalties are often split based on where you are. We dont do much in the way of nationalism either and because the main sport in which the world competes against each other (soccer) isn't our bag, we dont get off on beating other countries very often. But this would have been the force of a collective nation, minus a few random Dukies, celebrating at the same time. How great would that have been?

And that shot! Had Hayward bankd that shot in, it would have immediately taken its place as the greatest shot in the history of college basketball. Lorenzon Charles, Christian Laettner, Keith Smart and Michael Jordan would have had to scoot over and make room. A new king of the mountain would have taken its place. The circumstances (as the buzzer sounded, from half court, the underdog making it to beat mighty Duke) would have immediately catapulted it into discussion as the GREATEST play in history for any sport. It would have been on commercials from now into eternity and there would never be a moment when its iconic image would have left the collective sports mind.

And the individuals involved. It goes without saying that Gordon Hayward's life would have never been the same. He would become a name that was remembered for generations and it is not an exaggeration to say that his life would have changed forever. In addition to becoming a hero on Butler's campus for eternity, he would also have become a superstar in the nation as a whole. He would have owned the Today Show, David Letterman and the White House and from now until the day he died, he would have been remembered as the guy who hit the greatest shot ever.

And he isnt the only one. Matt Howard would have been a hero as well, with his points down the stretch and a hard pick on the last play that would have lived forever. His wispy moustache would have reached cult status and we would have seen middle school kids growing similar facial hair to be like Matt. Coach Brad Stevens would have been more than just the Coach who looked young and took his team on a magical ride. He would have been a national champion and on the path to be the greatest young coach in the nation. His future is bright regardless, but a 33 year old coach who wins a national championship at Butler on the greatest shot in history would have had the world as his oyster.

Alas, none of this happened. The shot was off just slightly. Duke won and while college basketball fans will remember Butler, it will be as a part of something great, not something iconic and legendary. Butler and its players have nothing to hang their heads about. They put together a magical run and were part of a great championship game. They will forever be able to look back and remember being part of something special and unique. But that doesnt mean that there won't be moments where Vonnegut's words ring true. When it comes to a championship, it might have been.